Chronologie brève et incomplète d’un échec. Par Iroel Sanchez


Dix ans se sont écoulés depuis l’annonce par Fidel qu’il n’accepterait pas d’être réélu à la tête du gouvernement cubain. Combien d’argent a-t-il été investi depuis les États-Unis et l’Europe pour tenter de mettre à profit cette situation ? Combien de rencontres réalisées ? Combien de publications parues avec ce même objectif ? Vous trouverez ici une chronologie – rapide et sans doute incomplète – qui retrace certains faits qui y sont liés à partir d’informations publiques disponibles sur le web

18 février : Fidel Castro annonce dans un « Message du commandant en chef » au peuple de Cuba qu’il n’acceptera pas la charge de Président du Conseil d’État ni de commandant en chef : « Je communique à mes très chers compatriotes, qui m’ont fait l’immense honneur de m’élire voilà quelques jours membre du Parlement, lequel doit adopter des accords importants pour les destinées de notre Révolution, que je n’aspirerai pas au poste de président du Conseil d’Etat et de commandant en chef ni ne l’accepterai – je répète – je n’y aspirerai pas ni ne l’accepterai. »

21 février : Le quotidien espagnol El País publie un article d’Antonio Caño contenant une interview de « l’une des voix les plus autorisées de l’exil cubain, l’homme d’affaires Carlos Saladrigas », qui se dit convaincu que la démission de Fidel Castro peut être « la porte qui s’ouvre définitivement au changement » et demande à la communauté cubaine de Miami et au gouvernement des États-Unis d’agir avec « prudence » et avec une « volonté de conciliation », afin de ne pas manquer cette occasion.

Selon El País, Saladrigas « a dépensé des millions de sa fortune personnelle ces dernières années pour lancer un embryon d’alternative modérée et centriste aux anciens dirigeants radicaux qui dominaient la communauté cubaine aux États-Unis ». L’interview a pour titre une phrase de l’homme d’affaires : « L’isolement de l’île ne sert qu’à perpétuer l’agonie du régime ».

22 février : Fidel répond à Saladrigas dans ses « Réflexions », où il publie l’article complet du journal El País de la veille, appelle à « se divertir » avec lui et rappelle des liens familiaux de ce personnage avec un émule de Fulgencio Batista : « Le nouveau Carlos Saladrigas veut nous acheter fort bon marché !  Avec l’argent de Miami, « le fonds d’aide le plus important qu’aucune autre transition politique ait connu dans l’Histoire », ce à quoi les États-Unis ne sont jamais arrivés malgré tout l’argent du monde !

8 mai : Le journal espagnol El País décerne le prix Ortega y Gasset du journalisme à Yoani Sánchez, reçu en son nom par Ernesto Hernández. Busto.

De gauche à droite et de haut en bas, Fernando Savater, Blanca Marsillach, Àngels Barceló, Sanjuana Martínez, Ernesto Hernández Busto, César René Blanco, Adela Navarro, Ignacio Polanco, Juan Luis Cebrián, Gervasio Sánchez, Joaquín Estefanía, Jesús Ceberio et Javier Moreno.

30 août : Ernesto Hernández Busto publie dans son blog Penúltimos días : « Mon opinion la plus intime sur la situation cubaine est qu’une intervention militaire des États-Unis serait le moyen le plus rapide et le plus productif d’en finir avec le castrisme ».

2009

28 janvier : Création de la plateforme de blogs Voces Cubanas, sous la houlette de Yoani Sánchez.

15 avril : Le chef de la Section des intérêts des États-Unis à La Havane envoie un câble au Département d’État qui discrédite les dissidents traditionnels et soutient « que c’est la nouvelle génération de “dissidents non traditionnels” comme la blogueuse Yoani Sanchez, qui pourrait avoir un plus grand impact à long terme dans la Cuba de l’ère après-Castro ». Dans le même document, il est affirmé que les jeunes « blogueurs, musiciens et artistes plasticiens ne font pas partie d’organisations de dissidents » et qu’ils adoptent « ce qui est bien mieux, des positions rebelles et à fort impact ».

20 septembre : La plate-forme Zunzuneo est testée lors du Concert pour la paix à La Havane.

Septembre : Le Bureau de l’Industrie et de la Sécurité délivre une exception à la licence d’exportation à Cuba pour des « appareils de communication donnés à Cuba », qui comprennent des téléphones portables, des cartes SIM, des assistants numériques personnels, des ordinateurs portables et de bureau, des clés USB, des appareils Bluetooth et les appareils de connexion Internet sans fil (routeurs sans fil).

4 décembre : Arrestation à Cuba de l’ « agent sous contrat » étasunien Alan Gross,

21 février : Hillary Clinton déclare que le Département d’État «  travaille dans plus de 40 pays pour aider les personnes réduites au silence par des gouvernements oppressifs ».

Février : Lancement du programme Zunzuneo.

9 avril : Conférence sur la cyberdissidence, organisée par l’Institut George W. Bush, Texas. Elle établit un plan d’action. Ernesto Hernández Busto y assiste.

Ernesto Hernández Busto junto a Bush, es el más cercano a la bandera norteamericana

Proche du drapeau étasunien, Ernesto Hernández Busto en compagnie de Bush.

20 novembre : Le « Forum Personal Démocracy » latino-américain a lieu à Santiago du Chili dans le cadre de la Hillary Clinton’s Civil Society 2.0. initiative. Ernesto Hernández Busto y assiste. Alec Ross, directeur de l’innovation au Département d’État, a déclaré à cette occasion : « Internet est le Che Guevara du 21e siècle ».

 

Alec Ross donne une conférence face à des tweeters et des blogueurs latino-américains à Santiago, Chili, novembre 2010.

16 décembre : Les fuites de Wikileaks révèlent le câble du 15 avril 2009 et nuisent à la légitimité interne du personnage qui, selon le plus haut représentant étasunien à Cuba, Jonathan Farrar, était appelé à «  avoir un plus grand impact à long terme dans la Cuba de l’ère après-Castro » : Yoani Sánchez.

2011

25-29 avril : Rencontre Think Cuba (Penser Cuba) à l’Hôtel Inter Continental Miramar Panama, au Panama, organisée par Stephanie Rudat, liée à des projets de changement de régime du Département d’État, à Cuba et en Europe.

Mai : Arturo Lopez Levy publie « Change In Post-Fidel Cuba: Political Liberalization, Economic Reform and Lessons for U.S. Policy » (Le changement dans la Cuba post-Fidel : Libéralisation politique, réforme économique et leçons pour la politique des États-Unis), dans le cadre du programme stratégique étasunien de la New America Foundation, le plus grand bénéficiaire des fonds de l’USAID pour ses programmes de “promotion de la démocratie à Cuba”.

Quant à ce qu’il appelle le « processus de réforme », « en liaison avec la libéralisation politique et l’émergence d’une Cuba plus ouverte sur le monde extérieur », López Levy avance une réponse : « Comment ces tendances se rattachent-elles aux intérêts stratégiques de la politique étasunienne et à son objectif déclaré de promouvoir une transition pacifique vers une Cuba démocratique et tournée vers le marché ?

1er juillet : Première édition de la rencontre de twitters cubains Twitthab, à laquelle assiste le correspondant de la BBC, Fernando Ravsberg.

15-27 avril : le Nord-américain Ted Henken se rend à Cuba avec un visa touristique. Dans son blog El Yuma, il raconte que durant son séjour, il a réalisé «  plus d’une quarantaine d’interviews avec un groupe très diversifié de blogueurs et de microentrepreneurs ». Selon Enrique Ubieta dans une polémique avec Henken, « Ted ne se comporte pas comme un universitaire averti, mais comme un activiste qui fait son travail ». Le récit de Henken sur son activité à Cuba : « J’ai eu des échanges avec deux étudiants très hospitaliers de l’Université de Matanzas, Roberto Gonzalez Peralo et Harold Cardenas Lema, qui ont fondé et dirigent le site “révolutionnaire” La Joven Cuba, ainsi qu’avec Erasmo Calzadilla et Alfredo Fernández, deux jeunes blogueurs très aimables du site Havana Times ; ainsi qu’avec deux féministes noires, Sandra Álvarez et Yasmín Portales, toutes deux associées au groupe Bloggers Cuba, qui, avec le journaliste Iván García et l’avocate Laritza Diversent, également noirs, sont inclus dans le portail virtuel Voces Cubanas. Également avec l’ancien biochimiste, écrivain et photographe Orlando Luis Pardo Lazo et la chercheuse et opposante Miriam Celaya, ainsi qu’avec les programmeurs “ZorphDark” et RogerTM qui font partie du collectif numérique Bloggers Cuba. »

5 octobre : John Kerry, chef de la Commission des Relations extérieures, reçoit le rapport dans lequel est posée la question de la « doctrine de la connectivité effective » pour l’Amérique latine. Bien qu’il inclue Cuba, les actions spécifiques pour ce pays ne sont pas divulguées.

26 décembre : Ted Henken publie sa « Cartographie de la blogosphère cubaine ». Entre « officialistes » et « mercenaires », dans laquelle il identifie ses interviewés comme les blogueurs « pour sortir des monologues aussi bien des officialistes que des opposants ». Tout le monde bénéficiera de cours aux États-Unis et/ou aux Pays-Bas et en Allemagne.

2012

Février : L’homme d’affaires cubano-étasunien Hugo Cancio fonde le magazine OnCuba.

14 mars : Le supplément The Cable du magazine Foreing Policy annonce qu’Alec Ross quitte le Département d’État. Le magazine révèle son travail : « Ross a jeté un regard plein de fierté sur le travail que son bureau a réalisé pour aider les rebelles syriens à établir des communications et à communiquer en toute sécurité après la révolution en cours et empêcher leur persécution par le régime d’Assad. »

Son entreprise a fourni des technologies de communication aux membres de l’opposition dans les zones frontalières syriennes et a formé des ONG sur la manière d’éviter la censure du régime et de l’espionnage cybernétique. Il a également travaillé durant le soulèvement libyen pour rétablir les réseaux de communication dans les territoires tenus par les rebelles comme Benghazi, en collaboration avec l’ambassadeur Chris Stevens (….) Il a formé des dizaines d’ambassadeurs des États-Unis à comprendre l’impact des réseaux sur la politique étrangère et a donné des cours aux nouveaux fonctionnaires dans le Service. L’ancien bureau de Ross continuera d’être logé dans le bureau du Secrétaire d’État.

« Au lieu d’essayer de créer un nouveau bureau, ce que nous voulions faire, c’était de construire une capacité institutionnelle à long terme. J’ai l’impression que le travail a été entièrement institutionnalisé et que les programmes vont perdurer. »

Alec Ross (à droite) et Conrad Tribble (à gauche) avant le voyage de ce dernier à Cuba.

Alec Ross (à droite) et Conrad Tribble (à gauche) avant le voyage de ce dernier à Cuba.

21 mars : La rencontre « Cuba a besoin d’une révolution technologique. Comment l’Internet peut-il débloquer une île gelée dans le temps », à la Fondation Heritage de Washington, parrainée par Google ideas, en présence de son directeur Jared Cohen, que Julian Assange qualifie de « directeur efficace du changement de régime de Google ». Elle est présidée par le sénateur cubano-américain Marco Rubio. Parmi les intervenants figuraient le directeur du Bureau gouvernemental des transmissions à Cuba (Radio et Tv Martí), Carlos García Perez, l’homme d’affaires Carlos Saladrigas, le vice-président de l’Institut George W. Bush, James Glassman, le directeur du Programme d’action politique (lobby) Cuba, Mauricio Claver Carone, qui deviendra plus tard le premier Cubano-américain à faire partie de l’équipe Trump.

29 mars : Carlos Saladrigas donne une conférence à La Havane, invité par les rédacteurs du magazine Espacio Laical, qui fondera plus tard le « laboratoire d’idées » Cuba Posible. Il félicite et se prend en photo avec des contre-révolutionnaires liés à l’ambassade des États-Unis.

Carlos Saladrigas (au centre avec guayabera blanche) avec plusieurs contre-révolutionnaires (Yoani Sánchez, son époux, etc) répondant à une invitation des éditeurs du magazine Espacio Laical aujourd’hui coordinateurs de Cuba Posible, à une conférence au Centre Félix Varela où cette photo a été prise.

3 avril : Fernando Ravsberg publie une interview de Carlos Saladrigas sur BBC Mundo. Deux jours plus tard fait un compte rendu détaillé de la conférence de l’homme d’affaires à Cuba et fait l’éloge de l’appel de Espacio Laical.

Juin : Espacio Laical crée Casa Cuba, embryon de Cuba Posible.

Juin : Fermeture du programme Zunzuneo.

Juin : Avec le soutien de la Section des intérêts étasuniens, le « Festival clic » a lieu à La Havane, chez le contre-révolutionnaire Antonio Rodiles et avec la participation de Yoani Sánchez et des diplomates étasuniens sponsorisé par Evento Blog España avec les entreprises IBM, Microsoft, Jazztel, BBVA.

Appel pour le Festival clic sur le site Havana Times.

Juillet : Conrad Tribble arrive à Cuba en tant que deuxième secrétaire de la Section des intérêts, puis de l’ambassade des États-Unis. Très actif dans les réseaux sociaux, il tente et réussit à interagir avec des tweeteurs et des blogueurs cubains.

2013

18 février : Yoani Sánchez commence une tournée internationale au Brésil. Ted Henken l’accueille aux États-Unis.

9 mars : Le journaliste Edmundo García affirme que Carlos Saladrigas est l’un des « mystérieux promoteurs » de la visite de Yoani Sánchez aux Etats-Unis et qu’il serait en train d’organiser sa réception à la Maison Blanche.

Avril : Naissance de Piramideo, le projet de Radio Martí visant à envoyer des SMS et des courriels, qui permettent à Martínoticias.com de « se connecter avec un million de Cubains chaque mois ».

Avril : Le twitteur d’Espacio Laical est accusé de ne suivre que la publication financée par le gouvernement étasunien, Diario de Cuba et Yoani Sánchez.

10 mai : Deuxième édition de Twitthab, dans le parc de Villalón, à laquelle Fernando Ravsberg est présent. Le diplomate étasunien Conrad Tribble y assiste et se présente aux participants.

14 mai : Le premier article depuis Cuba, d’un auteur anonyme, est publié dans El Toque, une plateforme de Radio Nederland, financée par le gouvernement néerlandais. Il vise les « pays où la liberté d’expression est restreinte en raison de la législation et des tabous ». El Toque publie d’abord de jeunes auteurs cubains, mexicains, vénézuéliens et colombiens, puis ne publiera que des Cubains.

2014

1er janvier. Au cours de la cérémonie pour le 55e anniversaire de la Révolution cubaine, Raúl Castro dénonce : « Dans notre cas, comme cela se passe dans plusieurs régions du monde, on perçoit des tentatives d’introduire subtilement des plates-formes de pensée néolibérale et de restauration du capitalisme néocolonial, dirigées contre les essences même de la Révolution socialiste par le biais d’une manipulation préméditée de l’Histoire et de la situation actuelle de crise générale du système capitaliste, au détriment des valeurs, de l’identité et de la culture nationales, en favorisant l’individualisme, l’égoïsme et l’intérêt mercantiliste au-delà de la morale. »

6 et 7 mars. La revue Espacio Laical organise la rencontre « Foi religieuse, institutionnalité nationale et modèles sociaux » avec le financement du gouvernement norvégien. Parmi les assistants, les blogueurs interviewés en 2011 par Ted Henken. Dans un entretien avec Progreso Semanal, l’un des participants demande au gouvernement cubain de « modérer » sa politique extérieure afin de s’entendre avec les États-Unis et un autre « choc » dans la politique économique cubaine.

12 avril 2014 : Díaz Canel clôt le 8e Congrès de l’Union des écrivains et des artistes de Cuba (UNEAC), au Palais des Conventions de La Havane le 12 avril 2014 : «  L’opportunisme de ceux qui veulent marquer la distance et devenir des “personnages” en clignant de l’œil à l’ennemi doit être démantelé dans nos publications et réseaux sociaux. Nous devons savoir faire la différence entre celui qui soulève honnêtement des doutes et des critères dans nos espaces de débat et celui qui recherche la notoriété, surtout à l’étranger, avec des positions opportunistes. »

Mai : BBC Mundo ouvre Voices desde Cuba, avec des auteurs « officialistes » et « dissidents ».

14 mai : Lancement du site internet 14 y medio de Yoani Sánchez.

19 mai : Le Cuba Study Group, dirigé par Carlos Saladrigas, envoie une « Lettre ouverte » à Obama, signée par des hommes d’affaires et des personnalités sous le titre « Soutenez la société civile cubaine ». Carlos Saladrigas déclare à la presse : « Le président Obama a constaté à plusieurs reprises l’inefficacité de la politique à l’égard de Cuba. Le moment est venu pour moi de faire quelque chose pour accroître le soutien à la société civile cubaine. »

Mai : Elaine Díaz reçoit une bourse de la Fondation Harvard Nieman. Selon la Fondation, elle étudiera « les modèles de journalisme basés sur Internet qui pourraient servir une pluralité de voix dans la société civile cubaine, avec un accent particulier sur la construction d’un consensus politique et la réconciliation nationale. »

Juin : Eric Schmidt, président de Google, et Jared Cohen, directeur de Google Ideas, se rendent à Cuba. Ils sont interviewés à deux reprises par Yoani Sánchez. Eric Schmidt est président de la New America Foundation.

Juin : L’Eglise catholique révoque Lenier González et Roberto Veiga de leur poste de rédacteur en chef de la revue Espacio Laical.

4 juillet : L’agence Reuters interviewe Roberto Veiga à propos de son nouveau projet, Cuba Posible : « J’ai une opinion personnelle en faveur d’une Cuba multipartite. Notre projet vise à faciliter ce projet et à contribuer à la sérénité dans ce processus. » (…) « Cuba Posible encouragera le “changement transitionnel” ».

7 juillet : interview d’Elaine Díaz pour Global Voices avec Lenier González sur Cuba Posible. « Le cyberespace a grandement contribué à créer des synergies positives de compréhension et de dépolarisation dans la société cubaine transnationale. Si quelque chose a caractérisé les 10 dernières années, c’est un déplacement “vers le centre” dans un groupe important d’acteurs sociaux et politiques, à l’intérieur et à l’extérieur de l’île ». Il affirme que « dans le contexte cubain, il ne s’agit pas de modifier “un modèle de presse”, mais de transformer “un modèle d’État”. Ce “modèle d’État” consacre constitutionnellement une idéologie et la projette sur l’ensemble de la nation, et place l’ensemble de son appareil institutionnel en fonction de sa reproduction, comme s’il s’agissait d’une église et de ses fidèles. »

9 septembre : Annonce de la bourse Yahoo pour Yoani Sanchez à l’Université de Georgetown.

22 octobre : La première Enquête nationale sur les médias et les preuves de la création d’un Système de médias privés à Cuba, articulé dans l’espace public numérique, est présentée à la session plénière de l’Union des journalistes de Cuba (UPEC).

Novembre : Ernesto Londoño, éditorialiste du New York Times, se rend à Cuba.

21 novembre : Le New York Times publie le profil des promoteurs de Cuba Posible. Il les présente comme deux figures modérées qui «  dirigent une culture naissante du débat », ouvrant des espaces dans lesquels vérifier « l’appétit des Cubains pour trouver une troisième voie ».

Novembre : Harold Cárdenas se rend aux États-Unis. C’est le premier Cubain invité au Programme de Leadership international Edward R. Murrow International du gouvernement des États-Unis : «  Les participants sont de jeunes professionnels de la presse écrite, de la radiodiffusion et des médias numériques qui viennent aux États-Unis pour étudier les droits et les responsabilités d’une presse libre dans une démocratie, en observant les pratiques opérationnelles, les normes et les institutions médiatiques. » En 2015 et 2016, il sera le seul Cubain à être invité aux « Dialogues atlantiques » organisés par le Fonds allemand Marshall des États-Unis, qui, selon son site web, « travaille à la coopération transatlantique en faveur des défis et ses opportunités sur les plans régionaux, nationaux et mondiaux dans l’esprit du Plan Marshall » et « contribue à la recherche et à l’analyse, rassemble les leaders sur des questions transatlantiques pertinentes pour les responsable du discours politiques » et «  offre aux nouveaux leaders des opportunités de développer leurs compétences et leurs réseaux par le biais d’échanges transatlantiques ». Parmi les conférenciers figuraient Kerry Buck, ambassadeur du Canada auprès de l’OTAN, Katherine Almquist Knopf, directrice du Centre d’études stratégiques pour l’Afrique du Département de la défense des États-Unis, Michael Franken, vice-amiral, adjoint du Commandement des opérations militaires des États-Unis en Afrique.

17 décembre : Annonce d’une nouvelle politique des États-Unis à l’égard de Cuba.

19 décembre : Barack Obama s’exprime en conférence de presse sur une nouvelle politique à l’égard de Cuba : «  Elle offre la possibilité d’étendre la disponibilité des télécommunications et de l’Internet à Cuba comme cela ne s’était jamais fait auparavant. Et avec le temps, cela corrode cette société si fermée et je pense qu’elle offre alors les meilleures possibilités d’aller vers plus de liberté et une plus grande autodétermination pour le peuple cubain. Je pense qu’il y aura quelques difficultés au début, mais par le biais de cet engagement, nous avons plus de chances de provoquer le changement que si nous l’avions fait différemment. »

24 décembre : Tania Brugueras appelle à une performance sur la Place de la Révolution à La Havane le 30 décembre, qui est interdite par les autorités cubaines, la dénonçant comme une provocation politique. Premier grand déploiement d’une opération politique sur les réseaux sociaux vers Cuba. Le New York Times publie un éditorial dans lequel il déclare : «  Le plan de Brugueras a représenté le premier test pour savoir si la décision du président Obama de normaliser les relations entre les deux pays encouragerait le régime des Castro à être plus tolérant envers les voix critiques. »

26 décembre : Ernesto Londoño termine sa série sur Cuba sur la page éditoriale du New York Times, qui avait commencé le 11 octobre, avec un reportage sur « Les nouvelles voix en ligne prometteuses de Cuba » : La Joven Cuba, La Chiringa de Cuba et le site 14 y medio.


2015

20 janvier : Premier numéro de Cuba Posible sur son site officiel.

27 et 28 janvier : Rencontre de Cuba Posible à Washington DC avec le Centre Cuba Research de l’Université de Georgetown, coordonné par Phil Peters, que Ted Henken signale comme la personne qui lui a présenté Yoani Sánchez. Selon Progreso Semanal, Hugo Cancio (OnCuba), Harold Cárdenas (La Joven Cuba-El Toque), Elaine Díaz (Periodismo de Barrio), Norge Rodríguez Armiñán (Salir a la Manigua) et des directeurs et collaborateurs de Cuba Posible sont présents.

Dirigeants et collaborateurs de « médias indépendants » à Washington DC, janvier 2015. En tête de table, Phil Peters (selon Ted Henken, c’est lui qui lui a présenté Yoani Sánchez), Lenier González, Roberto Veiga, Julio César Guanche, María Isabel lfonso, Arturo López Levy (tous de Cuba Posible), Elaine Díaz (Periodismo de Barrio), Harold Cárdenas (El Toque, La Joven Cuba), Hugo Cancio (OnCuba). Photo prise de Progreso Semanal.

22 février : Reuters publie un reportage sur le propriétaire du site OnCuba. Hugo Cancio est-il le contact pour que les entreprises étasuniennes fassent des affaires à Cuba ? Il y révèle son parcours financier avant de s’installer à Cuba : « Ses affaires avaient connu des difficultés. La dernière fois que Fuego a officiellement publié des résultats financiers, l’entreprise a révélé qu’au cours des neuf mois derniers en février 2009, ses revenus n’avaient été que de 17, 477 dollars, soit une baisse de 93 % par rapport à la même période l’année précédente. Fuego avait perdu 113 917 dollars. »

Mars : Dans son blog, le philosophe et blogueur cubain Emilio Ichikawa, résidant à Miami, décrit « la position centriste » comme la politique officielle des États-Unis à l’égard de Cuba : « C’est celle de l’actuelle administration démocrate des États-Unis, celle du président Obama et de ses fonctionnaires, tels que le Secrétaire d’État Kerry et Roberta Jacobson. Et c’est aussi celui de certains intellectuels cubano-étasuniens et de Cubains modérés comme Roberto Veiga et d’hommes d’affaires, ayant une visibilité intellectuelle, comme Hugo Cancio. »

21 mars : Le Nuevo Herald publie un appel de la Fundación Alternativas – liée au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) – intitulé « Miami, La Havane, Europe : feuille de route » sur Cuba : « C’est précisément la troisième voie que l’Europe et les États-Unis devraient mettre sur la table des négociations, le cœur du deal. A priori, ce ne sont pas de grandes exigences en matière de libertés politiques et de pluralisme de la part du régime cubain – car cela doit se faire dans le processus de négociation – mais il faut avoir le plein accès à la société civile naissante, tant l'”opposition” qu’à la “non opposition, en renforçant ses bases économiques et en favorisant sa mobilité interne et externe, tandis qu’une classe moyenne se construit progressivement. 

Avril : Fernando Ravsberg, – alors rédacteur de OnCuba – questionne la performance de la délégation de la société civile cubaine au Sommet des Amériques à Panama : Si Obama parle avec Raúl, pourquoi refuse-t-il de partager des espaces avec la “dissidence” ? En juin, Ravsberg quitte OnCuba, où il est remplacé par la rédactrice en chef de Progreso Semanal, Milena Recio.

19 mai : L’agence Reuters interviewe un haut fonctionnaire du Département d’État au sujet des « programmes d’aide à la démocratie à Cuba » face à la nouvelle politique d’Obama à l’égard de l’île : « Les programmes démocratiques (….) ont changé au fil du temps et continueront de le faire pour refléter une réalité, qu’il s’agisse d’une réalité sur le terrain à Cuba ou aux États-Unis », a déclaré le fonctionnaire lors d’une téléconférence, sous réserve de l’anonymat selon les règles du Département d’État.

8 juin : Dans un reportage pour le journal Público.es Fernando Ravesberg qualifie Cuba Posible de « nouvelle force politique », immédiatement diffusée sur le web de Radio et Tv Martí.

Juillet : L’ambassade de Norvège lance un appel à candidatures pour le Fonds norvégien pour le cinéma cubain.

Juillet : Elaine Díaz retourne à La Havane. Elle invite des journalistes à postuler pour un emploi sur le site Periodismo de Barrio, pour un salaire de 100 CUC par mois. Il est annoncé que le financement sera financé par les économies de la boursière et des dons.

27 juillet 2015 : Anthony Blinken, sous-secrétaire d’État des États-Unis déclare dans un entretien avec El País : « Nous pensons que l’ouverture de la relation est le meilleur moyen d’atteindre les objectifs que ceux qui soutenaient l’embargo. Cela permettra au peuple cubain, à la classe moyenne, d’avoir plus de contacts avec le monde et avec les États-Unis. Cela nous permettra d’étendre nos contacts dans la société cubaine. Les mesures que nous prenons renforceront la classe moyenne cubaine. C’est le meilleur instrument pour obtenir ce que nous voulons tous : un Cuba libre, prospère et démocratique. »

Juillet : Dix jeunes journalistes cubains se rendent à Berlin pour participer à un stage financé par la Taz Panter Stiftung avec le soutien du ministère allemand des Affaires étrangères et de Reporters sans frontières. L’appel est lancé par la directrice de Periodismo de Barrio. Le stage aura lieu avec une fréquence annuelle.

1er et 2 octobre : Le séminaire Internet et Économie, perspectives et opportunités pour l’avenir cubain a lieu à l’ambassade de Norvège à Cuba. Ted Henken et plusieurs blogueurs y assistent. Selon le site web Yoanislandia, cet événement est organisé par les blogueurs Norge Rodríguez Armiñán et Taylor Torres, qui reçoivent 27 000 dollars de l’ambassade.


Ted Henken (lunettes et chemises blanches) au premier plan à l’ambassade de Norvège.

4 octobre : TV Martí annonce qu’elle est à la recherche de comédiens pour tourner des émissions satiriques sur des hommes politiques et autres personnalités publiques cubaines.

14 octobre : Le Bureau des transmissions pour Cuba (Radio et TV Martí) a décerné un prix pour la création d’un réseau de distribution de DVD et de lecteurs flash avec des contenus de Radio Martí sur l’île.

18 octobre : Publication du premier numéro de Periodismo de Barrio.

2016 :

Janvier : El Toque de Radio Nederland se consacre exclusivement sur des questions concernant Cuba et aux auteurs cubains. Selon la publication « le nouvel objectif de El Toque Cuba est de continuer à publier les préoccupations des jeunes blogueurs et journalistes cubains. » Harold Cardenas est engagé comme éditeur.

Février : Au cours d’une visite du ministre cubain du Commerce extérieur et des lnvestissements étrangers aux États-Unis, Rodrigo Malmierca, le secrétaire des États-Unis au commerce, Penny Pritzker, s’intéresse « particulièrement aux changements qui pourraient être envisagés lors du prochain Congrès du Parti ».

20 au 22 mars : Barack Obama se rend à Cuba. Durant sa conférence au Grand Théâtre de La Havane destinée à la société civile de l’île, plusieurs des présents à la rencontre de janvier organisée par Cuba Posible avec l’Université de Georgetown sont invités par l’ambassade des États-Unis. Obama rencontre des représentants de la « dissidence » à l’ambassade. Au cours de cette année et de la précédente, des hommes politiques d’Europe, du Canada et des États-Unis en visite à Cuba rencontrent ces personnes qui étaient présentes à la rencontre de janvier 2015 à Washington.

27 mars : Cuba posible publie l’éditorial « La bataille finale pour l’avenir de Cuba a commencé ».

13 avril : Cuba Posible informe : «  Les 11 et 12 avril, quatre membres du Laboratoire d’idées Cuba Posible ont participé à un programme de travail intense à Washington DC, organisé par la fondation étasunienne WOLA. Ailynn Torres Santana (membre du conseil d’administration et coordinatrice du programme “Fraternité”), Julio César Guanche (membre du conseil d’administration et coordinateur du programme “Agora”), Lenier González Mederos (directeur adjoint) et Roberto Veiga González (directeur), ont tenu diverses réunions avec des acteurs sociaux, politiques et universitaires dans la capitale étasunienne. »

16 avril : Raúl dénonce une nouvelle fois « les actions visant à introduire des plates-formes de pensée néolibérale et de restauration capitaliste soutenues par une stratégie perverse de subversion politique et idéologique qui attaque l’essence même de la Révolution et de la culture cubaine, l’Histoire et les valeurs qui y ont été forgées (….) Ces programmes sont destinés aux secteurs que l’ennemi identifie comme les plus vulnérables et comprennent les jeunes, les intellectuels, les travailleurs associés à des formes non étatiques de gestion et les communautés ayant des plus grandes difficultés matérielles et économiques. »

16 au 19 avril : Tenue du 7e Congrès du Parti Communiste de Cuba. Le ministre cubain des relations extérieures, Bruno Rodríguez, qualifie la visite d’Obama comme «  une attaque en profondeur contre notre conception politique, notre Histoire, notre culture et nos symboles. »

2 mai : Le directeur de Cuba Posible, Roberto Veiga, reconnaît avoir une relation « très cordiale » avec Carlos Saladrigas.

26 mai : À l’initiative de Cuba Posible a lieu la rencontre « Cuba et ses défis actuels », au siège de l’Open Society de George Soros à New York. Entre autres participants figurent des ambassadeurs de l’Union européenne et des États-Unis à Cuba, ainsi qu’un « expert en transitions » de la Fondation allemande Fiedrich Ebert.

12 juillet : Déclarations de cadres de Cuba Posible : « …nous avons travaillé et nous travaillerons avec des contraparties étrangères, parmi lesquelles se trouve la fondation de l’Open Society de George Soros ».

22 août : Dans une lettre à l’UNEAC à l’occasion de son anniversaire, Raúl signale : « Aujourd’hui, nous sommes doublement menacés dans le domaine de la culture : par les projets subversifs qui cherchent à nous diviser et par la vague de colonisation mondiale. »

28 septembre : Le programme pour les Amériques du Comité pour la protection des journalistes pour les Amériques publie à l’OEA un « rapport spécial » sur Cuba avec des témoignages de blogueurs et d’employés de nouveaux sites et magazines numériques. Les participants à la rencontre de Cuba Posible à Washington, interviewés par Ted Henken et d’autres (El Toque, La Joven Cuba, On Cuba, Periodismo de Barrio, 14 y Medio….). L’Union des journalistes de Cuba répond en dénonçant le fait que «  ses informateurs à Cuba aient été choisis parmi les collaborateurs de l’embryon de la “liberté de presse”, entendue comme liberté d’entreprise, financée de là où on impose également aux pays du Sud, une manière unique d’organiser leur société, leur économie et leur participation politique. »


12 et 13 septembre : Tenue à Miami de la « Première conférence sur la liberté dans l’utilisation de l’Internet à Cuba », organisée par le Bureau gouvernemental des transmissions à Cuba (Radio et TV Martí) : Alan Gross, libéré de prison à Cuba en décembre 2014 y assiste, ainsi que les blogueurs cubains Norge Rodríguez Armiñán et Taylor Torres.

22 septembre : Le journal Granma publie un article de Raúl Capote, ancien agent de la CIA, intitulé « La nouvelle presse ». Il dénonce «  le dense réseau de médias et de réseaux sociaux tissé autour de Cuba avec des alliés internes et des collaborateurs, des gens qui un jour peuvent écrire dans la presse populaire révolutionnaire, dans Granma, Juventud Rebelde, ou d’autres, et le lendemain dans la presse ennemie ; des gens qui sont capables de nier ce qu’ils ont fermement affirmé quelques heures auparavant, par commodité ; des gens qui pensent et qui écrivent selon les diktats de celui qui les paie le plus ; des gens qui écrivent pour des médias privés au service du capital. Ils n’ont qu’un seul but, discréditer l’Etat révolutionnaire, affaiblir les piliers qui soutiennent l’institutionnalité de la Révolution. »

25 novembre : Mort de Fidel. Plus de sept millions de Cubains signent son concept de Révolution comme un engagement.

2017

7 février : Javier Gómez Sánchez rompt avec le blog La Joven Cuba. Il donne comme raison le refus de l’un de ses rédacteurs de critiquer Cuba Posible.

20-22 février : Rencontre «  le Changement constitutionnel et la démocratie à Cuba », organisée par le Centre d’études constitutionnelles ibéro-américaines (CECI), dirigé par Rafael Rojas et le Centre de recherche et d’éducation économique (CIDE), à Mexico, à l’Hôtel La Casona, Durango 280, Colonia Condesa.

31 mars : Cuba Posible publie un Communiqué de la direction : « …nous informons que par coïncidence, les intellectuels de renom Aylin Torres et Julio César Guanche, de leur propre volonté et pour des raisons professionnelles, ont demandé à être déchargés de leurs responsabilités au sein du Conseil d’Administration et de la direction des programmes Fraternité et Agora. Cependant, nous informons qu’ils continueront à collaborer au travail de Cuba Posible et qu’Aylin Torres continuera, pendant un mois supplémentaire, à coordonner les travaux en cours et à assurer le succès des autres efforts entrepris. »

19 mai : Cuba Posible publie l’interview de Roberto Veiga avec Rafael Rojas sur le changement de Constitution à Cuba.

16 juin : Trump signe une directive sur Cuba à Miami dans laquelle il promet des actions sur Internet pour promouvoir le changement.

1er juillet : Appel pour le 10e Congrès de l’UPEC : « Les faucons étasuniens continuent de miser sur les technologies de l’information et de la communication comme ressources pour intervenir dans les systèmes de communication cubains, créer des tensions politiques internes et manipuler l’opinion publique contre la Révolution. Ils disposent d’un réseau national imprégné par les influences des réseaux internationaux et la présence de médias privés avec d’énormes budgets venus de l’étranger, qui tentent d’imposer leurs agendas informatifs à contre-courant des besoins réels d’information et de communication du peuple cubain et de sa Révolution. »

Juillet : La publication de textes d’Elier Ramírez et Enrique Ubieta sur le « centrisme politique » dans la presse cubaine soulève une controverse sur les réseaux entre des intellectuels cubains qui durera durant tout le mois et une partie du mois suivant.

Juillet : La participation de Pedro Monreal (conseiller universitaire de Cuba Posible) à la rencontre pour une nouvelle Constitution cubaine, le 22 février, est dénoncée. Organisée par Rafael Rojas au Mexique, au nom du Centre d’études constitutionnelles ibéro-américaines (CECI) qui dispose de 60 000 dollars de l’USAID à distribuer à ses participants, y compris la Fondation des droits de l’homme à Cuba, qui appartient à la Fondation nationale cubano-américaine. Arturo López Levy y fait référence dans l’émission de radio La noche se mueve d’Edmundo García.

Août : Une vidéo est filtrée où Miguel Diaz-Canel, alors premier vice-président cubain, commente les actions subversives des projets OnCuba, Cuba Posible et Otro 18.

28 août : Le rédacteur en chef de La Joven Cuba, Harold Cárdenas annonce qu’il recevra une bourse d’études à l’Université Columbia.

Novembre : Le blog PostCuba dénonce des affaires et des illégalités derrière le financement du site web Cartas desde Cuba, de Fernando Ravsberg, qui ne serait plus un blog mais une entreprise de médias avec un webmaster et une société de médias sociaux sous contrat.

Novembre : Publication d’informations sur les fonds alloués de 2014 à 2016 à Cuba par la National Endowment for Democracy (NED) – considérée y compris dans le New York Times comme un écran de la CIA –. Dans une thèse diplômante à l’Institut de Relations extérieures (ISRI), réalisée par Aileén Carmenaty Sánchez avec comme directeurs de thèse, Néstor García Iturbe et le héros de la République de Cuba Gerardo Hernández Nordelo, vice-président de l’ISRI, il est affirmé que pendant la période du rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis, il y a eu une augmentation substantielle des sommes consacrées à chaque projet faisant partie de cette organisation. En 2014, la NED a reçu 3 057 104 dollars et en 2015, 3 681 301 dollars, soit une augmentation de 624 197 dollars, soit une augmentation d’un peu plus de 20 %, tandis que les échanges politiques avec les responsables des deux pays se sont poursuivis dans le cadre de conversations économiques, politiques et sociales.

26 novembre : La première étape des élections à Cuba se termine. Aucune des 170 personnes proposées par la plate-forme Otro 18, soutenue depuis Washington, n’a été désignée comme candidat dans les assemblées de circonscription.

29 novembre : Rafael Rojas présente la compilation pour une nouvelle Constitution cubaine à la Casa de América de Madrid et rend visite à la rédaction du Diario de Cuba où il aborde ce sujet.

2018

7 février : Le gouvernement de Donald Trump crée lnternet Task Force, un groupe d’intervention pour Cuba.

4 mars : Carlos Saladrigas publie un article dans Cuba Possible, dans lequel il affirme que « Cela fait 60 ans que Cuba fait une Révolution qui, chaque jour, accélère en marche arrière. »

23 mars : Le gouvernement de Donald Trump annonce 20 millions de dollars en 2018 destinés à « promouvoir la démocratie à Cuba ».

19 avril : L’Assemblée nationale de Cuba proclame Miguel Díaz-Canel président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, qui, dans son discours d’investiture, jure fidélité à l’héritage de Fidel.

1er mai : Plus de 7 millions de personnes défilent dans tout Cuba, dont 900 000 à La Havane, et marquent ainsi leur soutien à l’élection du nouveau gouvernement.

(Traducción al italiano de Gloria González Justo del artículo “Breve e incompleta cronología de un fracaso.” )

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